ARGENTINE : Glacier Perito Moreno (El Calafate)

N’allez pas à El Calafate.
Si vous n’avez pas beaucoup de temps pour parcourir cet article, c’est l’idée essentielle que vous devez garder en tête : n’allez pas à El Calafate.
La petite ville, située au milieu de la steppe argentine, est principalement célèbre pour avoir un sublime glacier, à 80km à l’ouest, dont vous pouvez vous approcher comme nul autre et qui avance à plus de 2 mètres/jour : le Perito Moreno.
80km étant quand même loin, la ville d’El Calafate est le point d’arrêt de tout visiteur souhaitant s’approcher du glacier.

Photo_compress-189Petite maison isolée d’El Calafate / lundi 5 janvier

Comme des milliers d’autres de nos confrères, nous sommes donc allés dans la ville susnommée pour avoir un point d’accès au Perito Moreno.
Le premier jour, on attaque soft la visite de la ville en allant se balader du côté du lac, pour admirer les flamands roses.

Photo_compress-191Panorama du lac Argentino depuis la plage d’El Calafate / lundi 5 janvier

Photo_compress-190Plage d’El Calafate / lundi 5 janvier

La ville propose un accès à une lagune réserve naturelle, où l’on voit les animaux de très loin.

Les flamands roses de la réserve de la lagune Nimez / lundi 5 janvier

On les verra bien mieux en se baladant nous-mêmes sur l’avenue côtière de la ville.

Photo_compress-194Deux flamands roses sur les bords du lac Argentino / lundi 5 janvier

Un faux plan de couchsurfing plus tard, nous voilà dans une auberge, il est bien tard, les gens sont vraiment cools, par contre l’auberge est limite limite (et pourtant on est pas des gens très regardant) : des dortoirs de 7m2 avec 2 lits superposés où le mouvement d’une personne dans la chambre entraine les 3 autres. Et des lits superposés type fabrication par un étudiant en menuiserie qui a pas mal séché les cours.
Les sanitaires sont communs. Commun c’est à dire que tout se partage. Ambiance match de foot, où on est à deux doigts de se mettre une énorme claque sur les fesses en sortant des douches et les gens font leurs gros besoins la porte ouverte. La cuisine se défend aussi plutôt bien avec sa panoplie de poêles toutes plus bombées les unes que les autres. Mais c’est franchement bon délire.
Revenons en à la ville, après une nouvelle visite le lendemain, nous voilà perplexe.
Le principal problème d’El Calafate est d’avoir son économie quasiment exclusivement basée sur le tourisme pour le glacier, créant ainsi une ville boutique, acculture, qu’on pourrait aussi bien situer dans n’importe quel autre pays que l’Argentine.
Les prix sont exorbitants et on a une confirmation du côté vache à lait du touriste, quand on jette un coup d’œil aux prix du bus et de l’accès au parc national du Perito Moreno pour les ressortissants étrangers. Et encore, on passe sur les extras comme la petite marche de 30min sur le glacier à 110€/pers…
Le Perito Moreno nous le ferons le 3ème jour.

Photo_compress-196Photo_compress-198Panorama du glacier Perito Moreno / mercredi 7 janvier

Une fois sur place, on ne peut qu’admirer l’incroyable beauté du glacier, avec ses vertigineuses tours de glaces, ses nuances de bleu et ses formes stratifiées.

Photo_compress-199Photo_compress-197Glacier Perito Moreno / mercredi 7 janvier

On aperçoit même des pans entiers de glaces qui s’effondrent avec fracas.

Chute d’un bloc de glace du Perito Moreno / mercredi 7 janvier

Malheureusement des installations ont parqués l’ensemble de la vue frontale au Perito Moreno, balafrant ainsi le paysage et donnant le sentiment d’être dans un enclos (on rappelle qu’il s’agit là d’un parc national et pas d’un simple point de vue).

Photo_compress-195Le glacier Perito Moreno et une de ses passerelles / mercredi 7 janvier

Photo_compress-203Le glacier Perito Moreno et son flux de touristes / mercredi 7 janvier

Si l’on pouvait vanté le côté « nature » d’El Chalten avec sa base de gens à la cool qui veulent profiter d’un tourisme vert, de la montagne et fumer des pétards, ici c’est vraiment le Disneyland du parc national.
A la fin de la journée, écoeurés, on n’a qu’une seule envie : partir loin. On cherche donc les prochains bus pour Puerto Natales, notre prochaine étape patagonienne. En vain, il n’y en a pas avant le lendemain. Impossible d’attendre aussi longtemps, on revoit donc entièrement nos plans en prenant un bus de nuit qui traverse toute l’Argentine jusqu’à la côte Atlantique, le seul disponible, nous contraignant tout de même à dormir dans la gare de bus.

Photo_compress-204Dorian, la poubelle, les WC, les dwichs et la serviette mouillée / mercredi 7 janvier

Bref, n’allez pas à El Calafate.

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