CHILI : Puerto Varas

Quand on a pris la décision de partir voyager et faire des portraits, on avait forcément en tête un exemple type de personne que l’on aimerait rencontrer et interviewer. Jorge, le bonhomme qui nous a pris en stop entre Villarrica et Puerto Varas, représente l’idée la plus proche que l’on pouvait se faire de cette personne.

Photo_compress-64Jorge, heureux dans son camion / vendredi 19 décembre

Tout a commencé par du stop sous une pluie battante. Comme d’habitude on est plutôt en retard sur notre planning et comme d’habitude on se dit qu’on ne va pas sortir la cape de pluie parce que la pluie va bientôt s’arrêter. On finit trempé.
Au bout d’une heure à attendre aux portes de la ville de Villarrica, on est pris en stop, deux fois quasi consécutivement, ce qui nous permet d’atterrir sur une aire d’autoroute au niveau de la panaméricaine (l’axe qui traverse le continent du Nord au Sud).
C’est la voie le plus pratiquée du pays, il est 13h, on n’est pas si mal, mais on est toujours trempé.
On se décide donc à aller faire sécher nos affaires dans les toilettes. Je sais pas si vous avez déjà essayé de faire sécher vos affaires avec un sèche main de toilettes mais c’est vraiment pas évident.
C’est là qu’on rencontre Jorge, camionneur d’une cinquantaine d’années, en pleine pause pipi.
Le type drague vaguement la femme de ménage. Nous voyant galérer, il nous demande où l’on va et nous propose de nous prendre en stop. Le plan rêvé de tout autostoppeur : pris en stop sans bouger le petit doigt (le pouce en l’occurrence, ne jouez pas sur les mots).

Photo_compress-65Jorge / vendredi 19 décembre

Jorge a 6 enfants, il est divorcé, sa copine a 29 ans et il a fait 28 ans dans l’armée de terre chilienne avant d’être routier. Jorge c’est une forme de rêve américain revisité à la sauce chilienne, un self made man mais qui se serait affranchi des règles qui poussent à agir dans un sens uniquement parce que c’est bien vu.
On passe donc une bonne partie des 5h de route à discuter de tout et de rien. A se marrer. A se connaitre.
On entend la discussion surréaliste qu’il a avec sa copine (on croirait entendre un couple d’adolescents!).
Il nous passe au téléphone des amis à lui qui nous donnent des conseils sur les trucs à faire dans le coin.

Photo_compress-66Dodo et Nono devant le camion de Jorge / vendredi 19 décembre

Il joue le jeu des photos devant son vaisseau, le « Doña Iris », avant de nous laisser à Puerto Varas et de disparaître dans la grisaille de la panaméricaine (le monsieur doit encore faire le retour dans la journée, 1500 bornes).
Nous on est sur le bord de la route, avec la banane.

Photo_compress-69Maisons de Puerto Varas / vendredi 19 décembre

Photo_compress-70Nono devant une maison de Puerto Varas / vendredi 19 décembre

En arrivant à Puerto Varas on rejoue au jeu de trouver une auberge à moindre prix et on va se balader dans la charmante ville au bord du lac. Ce pueblo sera notre point de départ pour rayonner sur les volcans, lacs et chutes alentours.

Balade sur le petit port / lundi 22 décembre

A peine quelques nuits passées ici qu’on croise une vieille connaissance de façon impromptue : Mlle Mathilde Candela. On va boire une petite bière et on se raconte nos péripéties respectives. Encore une fois franche rigolade. On oublie de prendre la donzelle en photo pour illustrer nos propos parce qu’on est mal organisé (vous vous rappelez ?) et on file se coucher, avec déjà pas mal de beaux souvenirs de voyage.

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