CHILI : Santiago (Partie II)

Voilà une dizaine de jours passés à Santiago, et notre France nous paraît déjà si lointaine.
Le travail, nos montagnes, la pluie et le froid. Même si de temps en temps quelques détails nous ramènent un peu à Grenoble, comme le Cerro San Cristobal, la « Bastille » d’ici, et son funiculaire qui ressemble à s’y méprendre à celui de Saint Hilaire.

Cerro San Cristóbal / vendredi 12 décembre

Ici la vie est douce. On s’habitue tranquillement à ce nouveau continent. Les journées sont assez décousues, le réveil et le coucher ne sont pas vraiment encore bien calés. L’espagnol lui revient petit à petit, mais on est encore trop souvent au contact de français pour réellement progresser. Même si ce n’est qu’un mal pour un bien car on est vraiment content de pouvoir retrouver ces anciens grenoblois installés aujourd’hui sur ces terres !
Ils nous aident à comprendre les expressions locales, les tics de langages et surtout les insultes et la fameuse « concha de tu madre » qui pourront nous servir à dialoguer plus aisément avec ces drôles de chiliens.

Photo_compress-46Vendeurs de rêves de Santiago / vendredi 12 décembre

Ils nous convient aussi à nos premières soirées ici, où l’on rencontre enfin de véritables autochtones, et où l’on partage toutes sortes de bières et autres cocktails locaux. Un peu trop d’ailleurs on l’avoue… car quand sonne un matin le téléphone, et qu’à l’autre bout le señor Thomas Grandry nous indique qu’il est en route dans sa camionnette « Napoléon » pour venir nous chercher pour la rando qu’on avait programmé la veille, les quelques petites heures de sommeil et le mal de tête qui les accompagne ne font qu’accentuer le retard que l’on a déjà ! C’est donc après 45 min de tentatives acharnées pour s’extraire de nos duvets, et bien 25 min supplémentaires pour enfiler un short et un t-shirt et lacer maladroitement nos chaussures que nous arrivons enfin à rejoindre Thomas en bas de la rue.
Et nous voilà parti frais comme des gardons (ou presque) avec une troupe de chilien en direction d’un sommet au nord de Santiago.

Photo_compress-47Panorama rando autour de Santiago / samedi 13 décembre

On subit pas mal la petite marche, pas tant à cause de la soirée de la veille, mais plutôt parce que le soleil tape vraiment fort, que c’est raide à mort et qu’il n’y a que de la poussière et des cactus ! Pour que ce soit encore plus drôle il aurait fallu qu’on réussisse à perdre le reste du groupe pour se retrouver seulement nous deux, en plein dans un passage (qui n’en n’aurait finalement pas été un) à essayer de s’accrocher aux branches, d’une part pour ne pas se retrouver 150m plus bas en moins de 3 secondes, et d’autre part pour tenter de retrouver un semblant de piste qui aurait pu nous rediriger vers un lieu praticable et retrouver l’équipe… Ah bin si, on a réussi!

Les copains en rando / samedi 13 décembre

Mais bon, on passe quand même un super moment ensemble et ça fait vraiment plaisir de crapahuter un peu après tout ce qu’on englouti ici !
C’est vrai qu’à Santiago (on espère que ça changera un peu en dehors…) la bouffe n’est pas réellement top qualité, même si on peut avoir de belles surprises de temps à autres. Il ne faut pas venir ici pour découvrir de superbes plats raffinés et équilibrés. Le chilien aime manger, mais essentiellement de la viande et des frites, le tout saupoudré de graisse et de sel et accompagné de quelques litres de soda, le tout dans des quantités difficilement gérables pour nos estomacs, pourtant bien entrainés !
On s’est quand même trouvé un coin sympa pour nous faire péter la sous-ventrière. Le petit marché aux fruits et aux baskets de contrefaçon (combinaison évidente me direz-vous !). Un endroit qui ne paye pas de mine comme ça mais qui a tout le charme des lieux des grandes villes que les touristes n’osent pas franchir. C’est n’est pas bondé mais il s’y dégage un certain dynamisme et une ambiance « chilienne ».

Marché aux fruits de Santiago / samedi 13 décembre

On essaye aussi d’intégrer assez rapidement l’histoire de cette culture que l’on ne connaît pas encore très bien. On profite donc d’être dans la capitale pour flâner dans les musées et autres lieux marquants. Les plus intéressants sont le musée de l’histoire chilienne et surtout celui des arts précolombiens.

Musée d’arts précolombiens de Santiago / samedi 13 décembre

La petite déception vient du côté de la maison de Pablo Neruda (il en avait trois réparties entre Santiago, Valparaíso et Isla Negra) qui nous révolte d’une certaine façon, non pas par son contenu, qui soit dit en passant n’était pas non plus très instructif, mais plutôt de la préservation du lieu. Les propriétaires, ou la ville, ont préféré investir sur la partie accueil et sur la boutique de souvenir plutôt que sur l’entretien du mobilier ou des jardins, et on ne parle même pas de la signalétique pour la trouver en ville, inexistante.

Maison de Pablo Neruda, Santiago / samedi 13 décembre

Par contre, el Centro Cultural Palacio de la Moneda nous retient presque malgré nous. On y trouve pourtant peu de choses : seules une expo des travaux de l’école d’architecture de Santiago et une cinémathèque attirent notre attention. Après un petit tour du côté de la cinémathèque pour y voir un film quasi incompréhensible sur un ancien communiste chilien, on trouve finalement notre sésame dans la connexion wifi gratuite. C’est donc d’ici que l’on passe les dernières heures à mettre sur pieds ce site internet, non sans mal.

Photo_compress-6Panorama centro cultural palacio de la Moneda, Santiago / samedi 06 décembre

Concernant la vie sur place, on est marqué par la différence de langues entre l’espagnol et le chilien ! Des mots changent, pas mal de prononciations différentes et surtout la vitesse d’élocution est impressionnante. Le rythme de vie est assez semblable à celui de l’Espagne, les gens s’activent en fin de matinée, pour être finalement surexcités le soir !
On est aussi frappé de voir à quel point les chiliens sont ouverts et accueillants. On les sollicite régulièrement et ils répondent toujours avec amabilité et patience.
Cependant, on sent qu’ils sont plutôt influencés par le modèle américain de la fin des années 90 dans la façon de consommer (les grosses voitures, les nombreux malls, la nourriture).

Mandiant et tas de linges, musée Bellas Artes / mardi 09 décembre

Les écarts sociaux sont flagrants entre les différents quartiers (quartiers d’affaires, quartiers résidentiels surveillés V.S. quartiers bohèmes et historiques) et le coût de la vie est assez élevé au général, ce qui doit étouffer d’autant plus les bas salaires.

Photo_compress-40Drapeau chilien sur la place de la Moneda / jeudi 11 décembre

Santiago, quand à elle, est une ville tentaculaire, très quadrillée dans son urbanisme, ce qui rend le déplacement à pied assez aisé après avoir appris les principales rues. A part ça, c’est assez similaire à Grenoble dans le sens où la ville est également encastrée entre les montagnes (plus hautes qu’en France!) et est très polluée.

Photo_compress-44Panorama ville de Santiago depuis le cerro San Cristóbal / vendredi 12 décembre

Nous nous dirigeons désormais vers le sud en quête de grands espaces verts (lacs et volcans) et de rencontres plus authentiques.

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