CHILI : Torres del Paine (Puerto Natales)

L’arrivée au parc national Torres del Paine est tout aussi époustouflante que le parc en lui-même. Quand le massif se dessine au loin, seul, au milieu de la steppe patagonienne, le contraste est semblable à un mirage dans un désert de sable. La musique de Pink Floyd qui résonne dans les écouteurs accentue sans doute ce sentiment.
L’entrée du parc est en plein chantier, des travaux d’améliorations des infrastructures existantes sont en cours. On descend le temps d’acheter les entrées, regarder une vidéo de prévention du parc et d’envisager notre itinéraire.
Le parc comprend deux principaux sentiers : le O, qui est la boucle intégrale du massif, et le W, qui consiste à faire la partie sud avec un chemin suivant 3 vallées différentes et prenant la forme… d’un W. Pour le premier il faut compter au moins 8 jours et pour le second au moins 3. On opte pour le second en attaquant par la branche droite du W et la partie la plus célèbre du parc : les 3 Torres.

Vallée Ascencio et “rolling stones” / mercredi 14 janvier

Le parc est sans doute le plus connu du Chili, si bien que des gens de tous les âges et de tous les niveaux arpentent ses sentiers. Et c’est vrai qu’il s’agit là de randonnées plutôt accessibles. La grosse difficulté pour nous est dans le poids du sac. Bien qu’on se soit déchargé d’une partie de nos affaires à Puerto Natales, la ville la plus proche du parc, on est encore chargé avec des sacs aussi lourds que ceux des gens qui partent faire la boucle complète (si ce n’est plus).

Photo_compress-232Ascension à bout de souffle / mercredi 14 janvier

Du coup la première montée du premier jour, avec toutes nos conserves de bouffe pour les jours à venir, on est pas très beaux à voir. On transpire abondamment et on respire bruyamment.

Photo_compress-235Refugio Chileno avec les Torres en arrière plan / mercredi 14 janvier

On reprend de l’énergie avec une pause bouffe au niveau du premier refugio qui nous permet d’enchainer plutôt sereinement la seconde partie jusqu’au camping de base des 3 torres.

Photo_compress-236Camping des Torres / mercredi 14 janvier

On déballe la tente et on laisse nos affaires ici pour pouvoir faire la dernière partie un peu plus raide. Le sentier est très pratiqué, on croise des files de gens. On arrive en haut sans trop de difficultés et là le constat est sans appel : c’est pas mal.

Les Torres, le glacier et le Monte Almirante Nieto / mercredi 14 janvier

On passe un bon moment à contempler les somptueuses Torres et les gens autour avant de redescendre.

Photo_compress-242Rassemblement d’un groupe de personnes / mercredi 14 janvier

Photo_compress-244Vallée Ascencio à la redescente / mercredi 14 janvier

De retour au camping on mange et on se couche très tôt (vers 19h30) pour être en forme pour la suite.

Photo_compress-245Notre emplacement de camping / mercredi 14 janvier

Le deuxième jour, on fait face à un vent phénoménal à la redescente. Les gens tentent tant bien que mal de monter vers les Torres mais c’est au prix d’un effort non négligeable. Au moins trois groupes de personnes nous demandent si l’arrivée est encore loin…

Photo_compress-246Le vent emporte l’eau d’une cascade (badass!) / jeudi 15 janvier

Photo_compress-248Nuage rigolo / jeudi 15 janvier

Une fois dans la vallée, les choses empirent. Le vent est abominable. On croise une fille qui a pris une petite pierre dans le nez. L’ambiance est assez cataclysmique avec en prime la pluie qui commencent à nous encercler, on se demande si on va arriver jusqu’au milieu du W.

Photo_compress-247Drapeau chilien en pleine tourmente / jeudi 15 janvier

Photo_compress-249Panorama du lac Nordenskjöld / jeudi 15 janvier

Photo_compress-250Arnaud veille à la bonne hydratation des troupes / jeudi 15 janvier

On avance tant bien que mal et on tombe sur la difficulté de trop : une petite rivière qui s’est transformé en fleuve, « petit frère qui veut être plus gros que le bœuf ». Aucune infrastructure pour traverser, des gens y vont, nous avec 6 k€ de matos dans le sac on est plus frileux, si on tombe le voyage est fini. On décide donc de rebrousser chemin et de retourner à l’entrée du parc. On fait part de notre mécontentement sur la dangerosité de cette traversée aux autorités compétentes, qui nous disent que cette zone appartient à un complexe hôtelier et que par conséquent ils n’ont pas de pouvoir. Un complexe hôtelier dans un parc national, c’est l’ambiguïté de l’Argentine.
Fâchés, on continue notre périple jusqu’à la branche gauche du W en prenant un bus et un ferry. Le lendemain le temps est magnifique, parfait pour nous faire oublier la déconvenue de la veille.

Photo_compress-251Cuernos del Paine au petit matin / vendredi 16 janvier

L’objectif de la journée c’est le Glaciar Grey. Tout se déroule sans encombres, le soleil nous accompagne sur l’ensemble de la journée.

Glacier Grey, lac Grey, ponto sympa et psyché Nono / vendredi 16 janvier

Après avoir observé le glacier sous toutes les coutures, on termine la journée en squattant illégalement un camping payant (courant dans le parc).

Photo_compress-262Camping Grey / samedi 17 janvier

On prend le ferry dans l’autre sens le lendemain et on retourne à Puerto Natales.
Dans la ville on loge dans un couchsurfing incroyable, chez lequel on était à l’aller. Une famille de chiliens qui accueillent en permanence des couchsurfers dans leurs chambres dortoirs. Depuis la création de leur compte en 2007, Gloria et Oscar ont accueilli plus de 3000 couchsurfers (!). Chaque soir chacun prépare un petit quelque chose pour le repas et on mange tous ensemble. La perfection incarnée.

Photo_compress-231Grande tablée / mardi 13 janvier

Photo_compress-272Gloria dans la cuisine / lundi 19 janvier

On s’y plait tellement qu’on fait durer le plaisir et on reste quelques jours avec cette famille. Notre nouvelle famille.
On occupe notre temps en visitant la ville, le port et en mangeant des glaces. Belle façon de fermer le volet de la Patagonie chilienne.

Statue, sculptures volantes, papy Nono, jetée et bateaux / dimanche 18 janvier

L’objectif maintenant est de remonter jusqu’à Buenos Aires, mais par où, on ne le sait pas encore…

Leave a Reply

Fill in your details below or click an icon to log in:

WordPress.com Logo

You are commenting using your WordPress.com account. Log Out /  Change )

Google photo

You are commenting using your Google account. Log Out /  Change )

Twitter picture

You are commenting using your Twitter account. Log Out /  Change )

Facebook photo

You are commenting using your Facebook account. Log Out /  Change )

Connecting to %s

%d bloggers like this: