ARGENTINE : Chutes d’Iguazú (Misiones)

Après les errances urbaines de Buenos Aires, nous voilà désormais en route pour découvrir les somptueux paysages du nord de l’Argentine et ses régions rurales, avec en tête de gondole les célèbres chutes d’Iguazú.
La route depuis Buenos Aires vers Iguazú étant longue, sinueuse et pas si desservie, on fait quelques étapes stratégiques.
La première difficulté consiste à sortir de Buenos Aires. Oui, les bus étant toujours hors de prix en Argentine, on veut tout faire en stop. Sauf que commencer à faire du stop dans le centre ville d’une métropole de 3 millions d’habitants, c’est pas très pertinent. On prend donc un train, puis une ligne de bus de la ville (qu’on a attendu un bon moment) pour parvenir à s’extirper de la tentaculaire agglomération bonaerense.
Une fois arrivé à Zarate, la ville carrefour d’où part la route vers le nord-est du pays, on s’empresse de faire du stop car la journée est déjà bien entamée. Par chance, un chauffeur de camion éclairé (le chauffeur, pas le camion) répond à notre demande de stop.
Le très aimable chauffeur, dont nous avons oublié le prénom, nous propose de nous amener jusqu’à une ville à environ 200km au nord et de dormir là-bas, puis de repartir le lendemain. On s’assure que ses intentions sont chastes puis nous voilà enfin parti de la capitale fédérale.
Premier stop donc dans la ville de Concepción del Uruguay où on passe la nuit et surlaquelle on ne va pas s’attarder car ce n’est pas beau et il n’y a rien à faire.
On repart dans la nuit suivante avec notre même chauffeur, qui nous dépose dans la matinée dans une station service perdue au milieu de nulle part, proche de la frontière avec le Brésil. Le soleil est accablant. On tente tant bien que mal de trouver un chauffeur de camion qui veuille bien nous prendre en stop mais sans succès. On patiente des heures et des heures avant de finalement partir pour la ville la plus proche en stop. On est pris en stop miraculeusement par un bus hors service qui nous dépose au terminal de bus le plus proche. On prend le premier bus qui part pour le nord, vers la ville de Posadas.
On arrive tard le soir dans cette dite ville et on galère à trouver un logement abordable. On se résigne à rester dans un hôtel à côté du terminal de bus après avoir cherché une auberge imaginaire dans des ruelles sombres sur conseil d’un serveur de restaurant. On s’endort devant une série américaine sur une new-yorkaise qui a des problèmes de cœur. Pas facile la vie à New-York.
Le lendemain, remontés comme jamais, on rentre dans le dur du sujet avec la province de Misiones et ses terres rouges.

Photo_compress-432Ruelle en terre rouge / mardi 10 février

La première découverte de la région est assez marquante. Les argentins parlent souvent d’un pays à deux vitesses pour parler de l’Argentine. Là on comprend mieux ce dont ils parlaient. La province se caractérise par sa pauvreté, notamment de ses populations indigènes : les guaranis.
Notre première étape dans la région est à San Ignacio Mini, les ruines d’une réduction jésuite au milieu de la jungle tropicale, admirablement conservée au vue des conditions climatiques.

Photo_compress-414Place centrale de la réduction jésuite San Ignacio Mini / mardi 10 février

Photo_compress-413Vue sur les anciennes habitations depuis la place centrale / mardi 10 février

Le concept de ces réductions, à l’époque coloniale, était pour les jésuites de créer des villes d’indigénes pour les intégrer progressivement au système politico-social espagnol et leur inculquer la foi catholique. On va dire que sur le papier les jésuites se voulaient plus doux dans la christinasiation que les méthodes espagnoles, en intégrant les populations indigènes aux décisions de la ville et en leur donnant un peu plus d’autonomie. Dans les faits, ça reste du colonialisme violent.
La réduction et ce qui reste de ses bâtiments, est du même rouge que les terres de la région, qui offre des contrastes très beaux par rapport à la végétation qui l’entoure.
La pièce maîtresse de la ville est l’église jésuite. Même si une bonne partie a été détruite, ça reste d’une beauté confondante.

Les ruines de l’église / mardi 10 février

Les jardins, les maisons d’indigènes et le cloître sont un peu moins impressionants car plus délabrés.

Habitations guaranis, cloître et l’arbre coeur de pierre / mardi 10 février

Une fois terminée notre visite des lieux, on se dirige vers Puerto Iguazú, la ville qui donne accès aux chutes côté argentin.
Une nouvelle fois, on arrive le soir et on galère à trouver logis, mais cette fois-ci parce que tout est plein ! Après un bon moment de marche et alors que l’impatience pointe le bout de son nez, on finit par trouver une auberge digne de ce nom, avec pour la première fois du voyage : une piscine !
On s’empressera d’inaugurer la piscine le lendemain, et compte tenu des températures élevés ça fait vraiment du bien.
On déchante cependant quand on essaie de caler notre visite des chutes et que l’on voit que tous les prochains jours s’annoncent orageux… malgré tout on tente le coup au matin, sans grande conviction, en se disant qu’on va pas voir grand chose mais que ce sera quand même cool.
Grande surprise en débarquant au parc, le voile de nuages commence à s’amincir et laisse entrapercevoir le soleil.

Photo_compress-437Rivière Iguazú / mercredi 11 février

Photo_compress-436Passerelle sur la rivière Iguazú / mercredi 11 février

Le parc est divisé en plusieurs zones :

  • Le centre touristique avec toutes les boutiques souvenirs,
  • La garganta del diablo (la gorge du diable en vf), un ensemble de cascades parmi les plus hautes chutes d’Iguazú,
  • Les circuits supérieur et inférieur, qui serpentent entre les chutes pour donner des points de vues différents sur le restant des cascades (sous les cascades, sur les cascades, de côté, etc)

On attaque par la garganta del diablo, ce qui nous donne aussi un premiere aperçu de la faune du parc.

Coati, papillons, araignée, gros lézard et Geai acahé / mercredi 11 février

La spécificité de la garganta del diablo c’est que ca trempe ! Dès qu’on est au dessus de la cascade, toutes les projections d’eau remonte suivant les mouvements du vent. Il faut donc ruser pour parvenir à prendre des photos, dégainer au bon moment et mitrailler en espérant en avoir une bonne.

La « garganta del diablo » / mercredi 11 février

Après tout ça on fonce au Subway engloutir un sandwich (oui il y a un Subway dans le parc naturel, nous ça nous a pas choqué) puis on entreprend la visite des différents circuits. Le parcours est parsemé d’animaux.

Coatis, alligator affamé, Sapajous noirs et papillon / mercredi 11 février

Le voile de nuages est désormais complétement disparu.
Je crois que là les photos se passent de commentaires…

Les chutes d’Iguazú / mercredi 11 février

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