ARGENTINE : Quebrada de Humahuaca

Après les somptueuses gorges de Cafayate, on achève notre visite du nord-ouest argentin en prenant un bus en direction des tout aussi fameuses gorges de Humahuaca.
L’arrivée dans la ville éponyme se fait de nuit, et ça commence difficilement car c’est bien la galère pour trouver un logement. On tente de la jouer collectif en unissant nos forces à deux globetrotteuses pour essayer de trouver plus rapidement un logement. On finira après pas mal d’errances et d’échecs par trouver enfin un abris pour la nuit.
Notre refuge est l’hostel Giramundo, repère de hippies et de gens à la cool.
Ça fait pas 5 min qu’on a les pieds là bas que déjà notre soirée se profile : on ira voir les étoiles avec tous les gens de l’hostel. On va manger un morceau dehors et on revient pour le départ de la camionnette qui nous éloigne de la ville pour mieux pouvoir apprécier les étoiles. Le spectacle est beau.

Vue de nuit sur Humahuaca et sur les étoiles / vendredi 13 mars

Le lendemain on visite la petite ville et on vagabonde au gré des rues pavées. Le soleil est radieux.

Petite ballade dans la ville d’Humahuaca / samedi 14 mars

Monument aux héros de l’indépendance et sa vue sur la ville / samedi 14 mars

La mairie d’Humahuaca, ses rues, ses habitants, son marché / samedi 14 mars

Comme on a vite fait le tour de la petite ville, on décide de consacrer l’après-midi à la vraie attraction du coin : la montagne des 14 couleurs, une montagne où les couches superposées de sédiments de couleurs évoquent une toile de peintre. Cette dernière ne s’observe que depuis une montagne voisine, située à plus de 4000m d’altitude et à 24 km de Humahuaca.
On a peur de faire un malaise en passant des 3000m de Humahuaca au mirador. On achète donc une demi-livre de feuilles de coca au cas où on se sente un peu tangent (au final, on ne les utilisera pas pour ce mirador).
Au moment de chercher les 4×4 qui montaient jusqu’au point de vue on tombe sur 2 argentins bien sympas qui se dirigent aussi par là-bas. On partage donc le véhicule.
La vue depuis en haut est saisissante, les rayons de soleil qui traversent progressivement le ciel orageux dévoilent petit à petit la palette de couleurs de la montagne, nous voilà bouche bée.

La montagne des 14 couleurs, Arnaud qui essaie de pisser tranquille et photos de groupe avec nos deux argentins / samedi 14 mars

Là-haut, on a la possibilité de faire une petite marche de 10min pour avoir un autre point de vue. Sauf que marcher à 4000m quand tu n’es pas habitué ça fait mal, surtout que le chemin du retour comprend une belle petite côte qui te fait sentir tout le poids de ton corps. On hâte le pas tant qu’on peut sur cette fameuse pente pour éviter la grêle qui commence à tomber. Arrivés à la voiture de notre guide, on constate qu’il s’est endormi. Mais endormi fort. Il ne se réveille pas quand on tape comme des sourds sur les fenêtres de la voiture. On n’ose pas rentrer, c’est sa voiture. Est-ce que l’altitude l’a tué ? Pressé par les conditions météorologiques on se décide quand même à rentrer dans le véhicule. Il ne se réveillera qu’une fois qu’on sera dans l’habitacle. Ouf.
Après avoir bien contemplé les montagnes, on repart et on profite de la redescente pour s’arrêter prendre quelques photos de la route sinueuse.

Route vers le mirador des 14 couleurs et la frénésie du selfie / samedi 14 mars

Une fois de retour à la ville, on s’empresse de prendre nos affaires pour se diriger vers la ville suivante de la vallée.
On marche le long de la route principale en tendant le pouce. Il nous faut quelques voitures avant qu’un couple originaire de Buenos Aires s’arrête. Les deux nous vantent les mérites de ce beau pays qu’est l’Argentine. Il nous parle des empanadas de la région (« divines ») et aussi des pizzas de la capitale fédérale qui apparemment sont réputées dans le monde entier (ah bon ?). Notre gentil couple nous dépose dans la ville de Tilcara, notre deuxième étape.

Quebrada de Humahuaca-29Peinture murale dans les rues de Tilcara / samedi 14 mars

On galère à trouver une auberge abordable, avant de monter sur les hauteurs de la ville pour dénicher un sympathique logement. On rencontre un couple d’argentins qui fabrique des bracelets pour voyager. Ils en font deux pour nous, un bleu pour Arnaud et un rouge pour Dorian.
On fait une petite pause et on en profite pour tester la coca qu’on a acheté à Humahuaca. C’est notre première fois, on ne sait pas trop combien il faut en mettre dans la bouche. On place donc une bonne dose de feuilles et on attend. Sans effet. Si ce n’est que ça donne un peu envie de vomir à cause du goût que ça laisse en bouche. Au final on jette les ¾ du paquet.
On fini la journée en partant manger dans un resto où on devait peut être retrouver une pote que l’on avait rencontrée à Buenos Aires. On n’arrivera finalement pas à se recroiser.
Après une bonne nuit de repos, on part à pied un peu plus haut dans les montagnes pour voir la Garganta del Diablo (une autre!). C’est la petite déception du coin, toutes les montagnes autour sont entourées de sublimes couleurs et il faut que l’on parte dans une gorge très grisâtre, limite austère.

Ballade dans la Garganta del Diablo de Humahuaca / dimanche 15 mars

Après la vallée du rio Colorado de Cafayate, celle-ci fait pâle figure. Le seul mérite de la ballade est de donner une belle vue sur les montagnes de l’autre côté de la vallée sur le chemin du retour.

Retour de la Garganta del Diablo, un chien aux abois et un joli petit cactus / dimanche 15 mars

En revenant on ne baisse pas de régime et on fonce vers notre dernière ville étape du nord-ouest argentin.

Quebrada de Humahuaca-42Départ de Tilcara / dimanche 15 mars

La ville de Purmamarca est certainement la ville la plus célèbre de la région de Jujuy grâce à sa montagne de 7 couleurs (oui c’est comme celle de 14 mais différente). L’intérêt de cette montagne est qu’elle est collée à la ville, donc d’autant plus impressionnante. On débarque en fin de journée dans la toute petite ville de 600 habitants.
On se ballade sur le marché de la place centrale et on trouve un resto sympa où jouera un groupe de musique un peu plus tard dans la soirée.

Le marché de Purmamarca et un concert de musique folklorique dans un bar / dimanche 15 mars

Notre hostel est assez propre au niveau de la chambre, bien que très simple. Niveau sanitaire par contre on touche au grandiose. Par un souci de place, la douche est jumelée avec les WC, concrètement vous pouvez prendre votre douche quand vous êtes sur le trône, c’est beau.

Quebrada de Humahuaca-46La douche-toilettes / dimanche 15 mars

Le lendemain, on attaque une petite boucle autour de la ville qui donne un sublime point de vue sur la montagne des 7 couleurs. Les crêtes étroites, faites de roches friables, rendent le parcours un poil dangereux.

La montagne des 7 couleurs et ses vallées alentours / lundi 16 mars

Quebrada de Humahuaca-56La montagne des 7 couleurs et notre sponsor CETUP / lundi 16 mars

Après avoir achevé la petite boucle, on ne traine pas pour chercher un stop pour passer la frontière. C’est un échec cuisant. On poireaute des heures. On se résigne à prendre le bus pour revenir sur nos pas jusqu’à la ville de Jujuy, d’où nous prendrons un bus pour la frontière.
On arrive à la nuit tombée dans le terminal flambant neuf de Jujuy, situé à des kilomètres du centre ville. Repartant le lendemain à la première heure, on se décide à passer la nuit dans la station de bus…
La nuit n’est pas facile car il est interdit de dormir. Quand vous vous étendez sur d’autres sièges pour taper un somme, le chef de gare vient vous réveiller. Insupportable. Autant dire qu’on dort peu.
Au matin, Arnaud est réveillé par le chef de gare. En voulant changer de place pour rejoindre Dorian, le malheureux emporte un bout de tablette de banc avec lui en soulevant son sac. Oups, sous les yeux du chef de gare…  En même temps, ce dernier ne peut s’en prendre qu’à son mobilier bas de gamme. Ou pas ? Le bougre décide plutôt d’y mêler la police en accusant Arnaud d’avoir vandalisé le mobilier. Arnaud entame les discussions avec les forces de l’ordre furax. Mais se calme suivant les conseils d’un des agents qui l’a à la bonne. Au bout d’une heure et demie de discussions et de va-et-vient, sur savoir s’il faudrait payer ou non, il sort acquitté et peut finalement prendre le bus avec Dorian pour quitter le pays. Et nous voilà bel et bien dans le bus pour le nord Chili où nous devons retrouver un vieil ami de France. Sur la route, on traverse un sublime salar (les Salinas Grandes) et on attaque la partie haut perchée du voyage (la frontière est à 4200m), un petit avant goût de notre prochaine étape lunaire: le désert de l’Atacama.

Les Salinas Grandes / mardi 17 mars

2 Comments

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  1. toutes ces superbes photos cherchées pour certaines à plus de 4.000 m! ouf… je sais pas vous, mais moi cet épisode m’a fatigué!
    J’ai vu le gentil toutou qui pionce à l’ombre, il est sans doute moins con que votre chef de gare et bien plus vivant que son pote en pierre de l’épisode précédent.
    ¡muy bien hombre!

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  2. C est pas con la douche chiottes pour gagner du temps ! Fallait y penser

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