BOLIVIE : Potosí, Sucre, Cochabamba

Toujours accompagnés de nos quatre compagnons de fortune, on plonge à présent au coeur de ce pays et de ces hauts reliefs pour apprendre un peu plus sur son histoire. Vous allez y rencontrer aussi de nouvelles recrues qui vont gonfler les rangs de notre petit groupe de fanfarons. La “colonie de vacances” comme on aime à la décrire va doucement prendre forme.

D’Uyuni, on amorce notre parcours sur les routes de ce pays pas comme les autres qui porte le nom de son libérateur, l’intrépide Simón Bolívar.
La première chose avant de nous rendre à la prochaine étape est tout d’abord, de prendre le bus! Et prendre le bus en Bolivie, c’est pas très compliqué. Il suffit de tendre l’oreille et d’écouter d’où viennent les cris des vendeurs de billets. Un “Poooooootosí, Pot’sí, Pot’sí, Pot’síííííííí !!!” résonne donne l’air et nous conduit jusqu’à notre moyen de transport. Voilà, on se lance sur la tortueuse route menant à quelques heures d’ici à l’ancien trésor de la couronne espagnole : Potosí.
À notre arrivée dans la nuit, on est tous bluffés de voir l’étendu de cette ville établie à plus de 4000 mètres d’altitude. Presque 200.000 potosinos vivent ici dans un amas impressionnant de constructions en briques nues.
On trouve rapidement un modeste mais très sympa hostel, dont le propriétaire nous inspire tout de suite une immense sympathie. Il nous oriente vers une très bonne pizzeria juste à côté pour rassasier notre faim grandissante et trouver une connexion wifi. Tous autour de la table, Arnaud nous fait partager une bien belle nouvelle à laquelle on s’empresse de trinquer : il vient  d’apprendre qu’il est tonton pour la seconde fois !

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Laura, prête pour tenter de passer une nuit au chaud / mardi 24 mars

En retrouvant ensuite nos chambres, on comprend à ce moment pourquoi leur prix est si bas. L’air frais des nuits à 4000 mètres pénètre dans chacune des chambres très mal isolées et on est obligés de sortir les duvets pour pouvoir passer la nuit sans risquer l’hypothermie. Les filles s’équipent même comme si elles partaient gravir la face nord d’un des sommets du coin.

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Des biscuits mortels! / mercredi 25 mars

Au réveil, on se rend dans un café local pour tester les pâtisseries typiques de la région. On passe à deux doigts de s’étouffer! Ces petits biscuits ultra secs sont aussi meurtriers que les mines de la montagne toute proche.
En parlant de mines, je dois vous expliquer le pourquoi de Potosí. Cette ville est en fait connue pour son Cerro Rico (Montagne Riche) et ses quantités de minerai d’argent, les plus importantes découvertes jusqu’à aujourd’hui, qui ont fait sa réputation à travers le monde. Les espagnols ont puisé ici pendant plusieurs siècles les ressources de ce mont qui était alors pour les amérindiens un lieu sacré, où de nombreux sacrifices aux divinités eurent lieux en son sommet (ça c’est moins cool). La couronne d’Espagne vécut grâce à lui des décennies d’opulence, jusqu’à l’excès qui causa par la suite sa ruine. Mais c’est ce qui fit de Potosí à cette époque l’une des villes les plus importantes et prospères au monde, placée même devant Londres ou Madrid. Aujourd’hui, les mines sont encore en activité pour extraire, artisanalement, les quelques restes du minerai précieux que la montagne abrite. Des visites touristiques de ces mines sont aussi organisées, mais nous n’avons pas voulu participer à cette expérience qui nous paraissait dangereuse et surtout un peu malsaine. Des gens travaillent ici dans des conditions bien trop approximatives et la mort règne depuis toujours dans ce lieu (on parle de millions de décès!). C’est bien sympa pour nous touristes d’aller s’amuser là dedans et de faire un selfie avec bleu de travail et casque, mais pour toutes les familles qui y ont souffert ou perdu des proches on voit là plutôt un certain manque de respect.

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Cour intérieure de la maison de la Monnaie et un basketteur pour un tournage de pub / mercredi 25 mars

À la place, on décide de visiter la maison de la Monnaie pendant que la pluie fait son numéro. Le musée raconte l’histoire de cette ville et du processus pour transformer le minerai en pièces de monnaie frappées. Le lieu est tout aussi intéressant que l’exposition. C’est un bâtiment colonial que certains spécialistes classent comme le plus important d’Amérique du sud, et c’est vrai qu’il est plutôt beau et grand. Dommage qu’il pleuve… On y recroise pour la visite un couple de français qu’on avait rencontré dans notre hostel à San Pedro de Atacama. Ils doivent partir juste après pour Sucre, une ville plus à l’est. On se croisera peut être là-bas.

Place du vieux centre, promenade dans les rues et un bolide sorti de nulle part / mercredi 25 mars

Entre deux averses (ou même entre les gouttes), on part se balader dans les rues du Casco, le centre historique classé au patrimoine mondial de l’Unesco. Il y a de belles bâtisses coloniales et plein de vie. Le seul problème c’est qu’on en prend plein les poumons à cause de l’altitude et surtout des efforts qu’on doit faire pour parcourir ces rues toutes plus pentues les unes que les autres.

Les rues de Potosí et le groupe qui reprend son souffle / mercredi 25 mars

La population potosina, elle, est très typée. Ils sont pour la plupart très petits, le visage marqué et vêtus de tenues traditionnelles. Ce sont principalement les femmes qui arborent les vêtements les plus remarquables. Elles portent une longue jupe appelée “pollera” qui cache pas moins de 7 autres jupons appelés eux “enaguas” et qui leur donne une silhouette plutôt drôle. Elles sont aussi toutes coiffées d’un chapeau et de deux très longues nattes reliées ensemble par la “tula”, un accessoire brodé qui peut être plus ou moins sophistiqué.

Potosinas, des traditions toujours à la mode / mercredi 25 mars

Au détour d’une rue on tombe sur un terrain de foot où le club est en plein entrainement. Quelle rigolade en voyant le staff travailler les réflexes d’un des gardiens. Le pauvre a les yeux bandés et doit tenter de rattraper le ballon qu’on lui jette dessus. Mais au final un profond respect se fait sentir pour ces jeunes en train de donner tout ce qu’ils ont à une telle altitude. À côté on serait depuis longtemps en train d’agoniser comme des poissons hors de l’eau.

Entrainement de foot à plus de 4000m et un pauvre gardien / mercredi 25 mars

Après avoir fait un petit tour au marché, on redescend tout en faisant quelques haltes devant les jolis églises et temples qui parsèment le parcours. La ville en est bondée, il y en a presque à chaque coin de rue.

Deux églises parmi tant d’autres / mercredi 25 mars

On trouve des choses plutôt marrantes sur notre chemin, comme une installation de babyfoots sur une place où les hommes se livrent à un moment de détente après le travail. Mais aussi d’autres qui le sont moins, comme des enfants travaillant après l’école dans les petites boutiques de leurs parents qui pullulent dans la ville. Certains enfants du monde ont moins la belle vie que d’autres.

Parties de babyfoot et enfants/vendeurs sur leurs devoirs / mercredi 25 mars

Le soir, après l’averse, on sort se faire une petite soirée cocktails dans un bar sympa du quartier qui soude un peu plus notre joyeux groupe.
Au lendemain, on décide de ne pas trainer ici plus longtemps. Le mauvais temps nous chasse un peu et, entre l’avion de retour d’Adrien et l’arrivée d’autres amies au Pérou dans quelques semaines, on a un certain planning pour une fois dans le voyage.
On enchaine donc avec Sucre, la Capitale constitutionnelle du pays.

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Depuis le bus, la ville de Potosí au pied du Cerro Rico / jeudi 26 mars

En arrivant, un peu comme chaque fois, c’est le cirque pour trouver déjà le centre ville, et ensuite un endroit où dormir. On se déniche par chance un hostel pas cher et sympa en plein centre. On est enfin à des altitudes plus raisonnables, ça se ressent. On avoisine maintenant les 2500 mètres.
On file ensuite dans un bar pas très loin retrouver Maxime et Julie, le couple de français recroisé la veille. On en profite pour mieux faire connaissance autour de quelques bières artisanales de la région (très bonnes d’ailleurs) et on s’organise un peu de façon imprévue un trek tous ensemble dans 2 jours (le bar propose aussi un peu de tourisme équitable).
Ça y est, on doit maintenant attendre samedi le départ pour ce trek sur les sentiers des incas, à la découverte des petits villages j’alqa.

Après une bonne nuit de sommeil, on part faire une virée de quelques heures dans les méandres du grand marché juste en face de notre hostel. Au programme : découverte et dégustation des produits locaux.

Marché central de Sucre et sa petite chapelle / vendredi 27 mars

Il y a une spécialité que certains aimeraient bien gouter : la langue de boeuf pimentée. Mais chou blanc pour cette fois. On savoure par contre des fruits qui nous étaient encore inconnus et des plats typiques préparés à l’étage du marché. On croise les doigts pour que tout soit bien cuit vu les conditions d’hygiène qui règnent dans les micro-cuisines et des produits lavés dans une eau plutôt saumâtre.

Repas entre amis à l’étage du marché et un bébé jouant parterre à côté de nous / vendredi 27 mars

Repus, on rejoint nos deux autres amis français pour se balader et visiter le reste de cette ville inscrite au Patrimoine Culturel de l’Humanité de l’Unesco et en savoir plus sur l’histoire du pays.
On commence alors par la Casa de la Libertad, face à la place centrale. Il s’agit d’un ancien monastère jésuite où fut signée la Déclaration d’Indépendance de la Bolivie en 1825. C’est ici le berceau des luttes révolutionnaires qui ont mené à la libération d’une grande partie de l’Amérique du Sud au XIXe siècle.
Tout dans le musée à été conservé à l’identique. On retrouve différents documents historiques, quelques tout premiers drapeaux de pays sud américains, comme l’Argentine par exemple, et beaucoup de tableaux.

Casa de la Libertad, drapeaux, Evo Morales, Simón Bolívar, chefs amérindiens / vendredi 27 mars

En sortant, on fait un petit tour du centre ville, puis il vient l’idée à tous les mecs d’aller chez le coiffeur en même temps. On est même motivés pour tous se faire teindre en blond pour dénoter encore un peu plus dans le décor. Mais bon, finalement la couleur tombe à l’eau, il n’en font pas dans les salons hommes, tant pis… On passe juste sous les ciseaux experts des nos maîtres coiffeurs pour seulement 3,50€.

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L’équipe attendant qu’Arnaud ait fini sa coupe / vendredi 27 mars

En sortant, on erre dans les rues de la ville, entre copains. On profite. Jusqu’au moment où une crêperie française vient se mettre en travers de notre chemin. On la regarde, on se regarde, puis nous voilà tout à coup attablés, fourchettes et couteaux en mains tapant sur la table. Il est l’heure du goûter et un déluge de crêpes nous tombe dans la bouche. Mais attendez, entre les banane-chocolat et autres fraise-chantilly viennent se caler des crêpes… tartiflette! Le reblochon (importé de France) coule délicieusement dans notre panse jusqu’au moment où il faut pour certains recommander la petite soeur. Trop de bonheur dans une chose si simple…
On sort et la nuit est déjà en train de tomber. On se rend, le ventre lourd, profiter du panorama sur la ville en grimpant sur les hauteurs du quartier. Des enfants jouent sur la place à la sortie de l’école, et Sucre scintille tout autour de nous.

Plaza Pedro de Anzúrez et vue sur la ville / vendredi 27 mars

Très tôt le lendemain, on se rend tous au Condor Cafe pour rejoindre nos 2 guides boliviens et une guide québécoise, ainsi que le reste des participants pour prendre la navette qui va nous emmener jusqu’au départ du trek de 3 jours. Une heure plus tard, nous sommes dans la cordillera de los Frailes. On se fait un gros petit déj’ bien chaud en plein dans les nuages en arrivant et on commence à sympathiser avec les autres membres de l’expédition. Le soleil se lève doucement. On se réparti les vivres pour les prochains jours et nous voilà sur le chemin des incas. Les guides locaux sont au top. Ils nous expliquent chaque détails du paysage, des lieux, des plantes, des traditions locales. Un vrai plaisir.

Falaises le long du chemin et petite pause entre amis / samedi 28 mars

On crapahute quelques heures dans ces magnifiques montagnes verdoyantes en traversant de temps à autres de petits hameaux. Le chemin est plutôt facile, les discussions entre tout le monde vont donc bon train. Tout le monde marche plutôt bien ce qui nous permet d’avoir même un bon moment pour faire une grosse sieste après le veggie pique-nique du midi en bord de rivière.

Encore une pause pour le groupe, la première vue sur le cratère de Maragua, et Dorian à l’aise dans un champ / samedi 28 mars

En arrivant tout proche du premier village jalq’a, on en profite pour faire un pause et prendre le temps de découvrir la vue sur l’environnement où l’on va passer notre première nuit. Ce qu’on découvre nous donne plutôt envie!
Avant de pouvoir poser nos sac à dos, on se rend à une nouvelle “Garganta del Diablo” (je ne sais pas ce qu’ils ont avec ça par ici…). L’endroit est plutôt sympa. Il nous fait penser à la Garganta del Diablo de Cafayate, mais cette fois-ci recouverte de végétation et avec une petite cascade.

La Garganta del Diablo, un brave toutou, Adrien et nos trois amis Julie, Laura et Guigui (Romain) / samedi 28 mars

Une petite grotte ruisselante avec Adrien et Dorian en train de se mouiller / samedi 28 mars

On découvre ensuite notre logis pour une nuit, et pour tout dire, on ne s’attendait pas à un endroit aussi jolie et confortable. C’est même presque le luxe par rapport où on se trouve. Le groupement de maisonnettes est sous la responsabilité des villageois. L’argent que les visiteurs dépensent pour le trek est reversé à la communauté jalq’a pour les aider à vivre de leurs traditions et savoir-faire. En échange, ils offrent aux personnes de passage un bon logis en bon état.

Notre groupement de maisonnettes pour la nuit et la vue depuis celles-ci / samedi 28 mars

Après cette belle journée de marche, tout le monde se prend un petit moment pour relâcher les jambes et profiter du providentiel goûter organisé par nos guides.

Instants détente pour la team / samedi 28 mars

La fin d’après-midi tourne elle autour de la découverte d’un savoir-faire ancestral et reconnu de la communauté jalq’a : le tissage.
À Quila Quila, le village où nous sommes, plusieurs familles sont spécialisées dans l’art du tissage. Certaines maisons sont ouvertes à la visite et on nous y apprend l’histoire des tisserands jalq’a et leur technique de tissage.
On peut même leur acheter des pièces de tissu, mais ce n’est par contre pas à la portée de toutes les bourses. Un petit bout de tissu pour mettre sur votre table de chevet peut rapidement vous coûter 40 ou 50€. Le prix du mètre carré de tissu dépasse facilement les 100€.

Visite d’une famille de tisserands dans le hameau Quila Quila et Maxime qui prend la pause / samedi 28 mars

Le soir, on part se balader avec un couple de chiens joueurs à travers le cratère pour admirer le soleil couchant. On essaye de courir après eux mais les bougres sont bien plus habitués à la montagne que nous.
On rentre ensuite pour l’heure de la soupe. Tout le monde est là sauf Guigui qui est déjà couché. Il ne se sent pas très bien.
Après la soupe, c’est Arnaud qui part à son tour se mettre au lit. Pour lui aussi ce n’est pas la grande forme tout à coup.
Pendant ce temps, les autres commencent à jouer aux cartes et Dorian aide en cuisine pour le plat de résistance et connaître un peu plus les guides.
Le repas achevé et quelques petits shots de rhum autour de parties de cartes, c’est au tour de Dorian de commencer à ressentir quelques signes de faiblesse.
Tout le monde part se coucher mais pour certain la nuit ne fait que commencer. Les trois compères, Guigui, Nono et Dodo se relaient sur le trône durant toute la nuit. Certains la tête au dessus, d’autres le cul.

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Coucher de soleil sur le cratère Maragua / samedi 28 mars

Au petit matin, les trois malades n’ont pas fermé l’œil de la nuit. Guigui est toujours dans un piètre état, quand à nous deux, ce n’est pas la grande forme. Serait-ce la bouffe du marché de la veille? On ne saura jamais.

Guigui ne peut pas se lever et doit rester au village le temps qu’on vienne l’évacuer. Nous deux on essaye tant bien que mal de se préparer pour la seconde journée de trek. Mais au départ, Dorian n’arrive pas à mettre un pied devant l’autre. Il rejoint finalement Guigui dans son combat. Arnaud lui tente quand même le coup et décide de partir avec la compagnie.

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Départ pour le second jour de trek / dimanche 29 mars

Les paysages le second jour sont magnifiques. C’est une véritable traversée des campagnes d’altitude incas. On y retrouve de nombreux champs de quinoa, quelques grosses bêtes sur le chemin et de mignons petits hameaux.

Sur les chemins du massif de los Frailes / dimanche 29 mars

Il y a aussi, perdu dans ce paysage, une chose qu’il ne faut surtout pas louper. Ce sont des empruntes de dinosaures à jamais figées dans la roche. Le rêve pour les anciens petits garçons que nous sommes!

Des empruntes de dinos ! / dimanche 29 mars

Mais tout ça, ni l’un ni l’autre ne l’avons vu… En milieu de journée, Dorian se réveille et qui voit-il dans la pièce d’à côté, bien au fond de son lit. Monsieur Arnaud Selva dans toute sa palitude! Les quelques premières centaines de mètres ont eu raison de lui et il a été rapatrié au village. Une bande de zombies hante donc à présent la maisonnette.

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Nous c’est loin d’être des empruntes de dinos qu’on admire, mais un bon plat anti diarrhée / dimanche 29 mars

Le hic c’est que nous sommes en journée électorale, et qu’il est interdit de conduire un véhicule motorisé ce jour là dans le pays, sous peine d’une très lourde amende. Oui oui, et ce n’est pas la seule loi improbable. Il est aussi interdit de vendre de l’alcool les jours précédents les élections.
Nous sommes donc bloqués au milieu de ce cratère jusqu’au lendemain où le 4×4 de l’expédition viendra nous chercher vers 5h du mat’ pour rejoindre le reste de l’équipe.

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Une pause pour jeter un dernier coup d’oeil au cratère Maragua / lundi 30 mars

Après le retour sur Sucre, on part “en pleine forme” pour Cochabamba, une grande ville plus au nord. On abandonne pour quelques jours nos amis qu’on retrouvera à la Paz un peu plus tard.
Le trajet jusque là-bas est tout à fait invraisemblable. Les passagers ouvrent certaines fenêtre en grand, alors qu’il fait plus ou moins 0°C!!! Des enfants dorment dans l’allée et certains même utilisent nos chaussures comme oreillers. Et je ne parle pas du chauffeur qui se prend pour Sébastien Loeb avec son car et va tellement vite que les roues arrières partent en dérapage sur les routes terreuses et sinueuses de montagne. Va-t-on finir au fond d’un gouffre? Cette question tourne en boucle dans notre tête toute la nuit.
On arrive heureusement entier mais bien épuisés au petit matin. Après quelques heures d’errance dans la ville de nuit on s’installe dans un hostel pour rattraper le sommeil durant une partie de la journée. Puis, en milieu d’après midi, on file prendre un peu l’air sur les hauteurs pour retrouver le Christ.

Départ pour le ciel rencontrer Jésus / mardi 31 mars

Quand je parle du Christ, je veux dire la plus grande représentation au monde de ce dernier. Une statue de 34 mètres et 20 cm (dépassant celle de Rio de Janeiro!) d’où la vu sur la ville est plutôt sympa en cette fin de journée.

Le plus grande représentation du Christ au monde / mardi 31 mars

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Depuis le Christ, on admire la lumière céleste sur la ville / mardi 31 mars

On passe la soirée à errer une paire d’heures dans l’impressionnant marché au cœur de la ville. On s’amuse aussi à prendre en photo toutes les coccinelles qui pullulent dans la ville et qui sont pour certaines en très belle état. Même la police est admirative devant la beauté de ces bolides.

De la belle mécanique / mardi 31 mars

Le lendemain on ne fait que traîner un peu dans certains quartiers et on passe quelques heures dans un café parisien à jouer aux cartes et lire le journal. On est tous dans une petite forme et on décide de ne pas nous attarder plus longtemps dans le coin.
On partira dans la nuit pour la capitale retrouver les amis et nous reposer encore un peu.

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Terminal de bus de Cochabamba / mercredi 1er avril

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